SUJET IMPORTANT: A Vesoul, PSA veut s'attaquer aux 35 heures

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SUJET IMPORTANT: A Vesoul, PSA veut s'attaquer aux 35 heures

Message par Christine RODRIGUEZ le Jeu 17 Mai - 7:24

PSA s'empare de la possibilité de faire entorse aux 35 heures autorisée au niveau local par la loi Travail. Lors du Comité social et économique (CSE) du site du groupe PSA de Vesoul, en Haute-Saône, la direction a présenté aux salariés un projet d'accord local en vue d'une hausse du temps de travail ainsi que des salaires. Dans le même temps, elle entend diminuer les effectifs du site. Près de 3.000 personnes travaillent actuellement dans cette usine de fabrication et stockage de pièces détachées.
La direction indique se préoccuper avant tout de «l'avenir du site» dans un «environnement particulièrement concurrentiel» où une transformation de l'usine apparaît nécessaire «pour poursuivre le développement de son activité». Les négociations devraient bientôt débuter. «On espère conclure un accord dans les semaines qui viennent», a indiqué un porte-parole du groupe.

Mais la CGT s'est empressée de dénoncer le projet. «La direction vient de proposer aux organisations syndicales, à travers un accord local, de remettre en cause les 35 heures en augmentant le temps de travail effectif de 7,8%, le passant de 7 heures à 7 heures 33 par jour, soit de 35 heures à 37 heures 45 par semaine» avec 'une augmentation de 2,8% des salaires'», a fait savoir le deuxième syndicat du site dans un communiqué publié mardi.
L'annonce de la direction concernant «une réduction automatique des effectifs avec un objectif de 150 emplois en CDI à supprimer par an jusqu'en 2020» a également fait réagir la CGT. D'après FO, syndicat majoritaire du site, ces départs des emplois CDI devraient être volontaires, selon les termes de l'accord présenté, rapporte France Bleu Besançon.

La direction veut assurer «l'avenir du site»

«Fidèle à sa politique, PSA ne perd pas de temps pour appliquer les récentes nouvelles lois qui remettent en cause les droits collectifs des salariés comme la loi travail. (...) Cette remise en cause des 35 heures par un des plus grands groupes industriels est un message donné à l'ensemble des salariés de toutes les entreprises du pays», a ajouté la CGT.

D'autres accords pour la compétitivité dans l'automobile
Le groupe PSA n'est pas la première entreprise du secteur automobile à s'attaquer à la question hautement sensible du temps de travail. En 2016, après plusieurs mois de bras de fer, la direction de l'usine Smart d'Hambach en Moselle avait fait adopter par les syndicats son «Pacte 2020» qui prévoyait un retour progressif aux 39 heures et une diminution du nombre de RTT pour les cadres. Mais en échange, les salariés avaient obtenu une augmentation de salaire de 120 euros brut par mois et d'une prime de 1000 euros versée sur deux années, soit une hausse du temps de travail de 12% et une augmentation des salaires de 6%. La direction s'était par ailleurs engag éà ne procéder à aucun licenciement économique d'ici 2020.
En 2017, Renault avait lui aussi fait approuvé par les organisations syndicales un projet d'accord social sur l'emploi et la flexibilité. Parmi les mesures adoptées, la possibilité d'augmenter le travail d'une heure par jour en période d'activité haute. À l'inverse de PSA, les salariés de l'entreprise française avaient obtenu non pas une réduction mais une augmentation des emplois CDI avec la promesse de 3600 embauches sur les trois années concernées par l'accord (2017-2020).
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Christine RODRIGUEZ

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